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1915-18 Antoine Sablé

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Bleuet-de-france 01.jpg Première guerre mondiale
A-Sable 01.jpg
Fantassin Antoine Sablé
Région Drapeau-breton.jpg Bretagne
Département Armoiries-35.jpg Ille-et-Vilaine
Commune Armoiries-mordelles.jpg Mordelles
Objet Guerre 14-18
Naissance 17/06/1896 à St-Méen-le-Grand
Décès 28/09/1990 à Mordelles
Références
Rédacteur(s) A.M. Nédellec
Archives Voir sources





Historique détaillé du fantassin Antoine Sablé
Information 02.jpg

En tant que grenadier-voltigeur pendant la première guerre mondiale, son rôle consiste à « nettoyer » les tranchées allemandes optimisant et préparant ainsi les vagues d’assauts alliées.
Âgé de 19 ans, Antoine est incorporé par anticipation en avril 1915 et rejoint le 25e régiment d’infanterie (RI) en tant que soldat de 2e classe pour participer à la seconde bataille d’Artois au nord d’Arras.


Préambule

Après la défaite de la France lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, l'Alsace et la Lorraine (en réalité, majoritairement l'actuelle Moselle et une partie de la Meurthe) reviennent à l'Empire allemand.
Ce territoire lui reste acquis jusqu'à la fin de la première guerre mondiale en 1918. Ce n'est en effet qu'à la sortie de cette guerre, que l'Alsace et la Moselle deviennent définitivement françaises.
Vous pouvez toutefois consulter les cartes avec les frontières de l'époque en cliquant ici.

Année 1915

Seconde bataille d’Artois – le labyrinthe

Objectif : percer le front ennemi et soulager l’armée russe. 
Bataille d'Artois Bataille d'Artois
Ouvrage fortifié du Labyrinthe au sud de Neuville-St-Vaast (Pas-de-Calais)
Carte de droite tirée du guide Michelin « champs de bataille, Artois »

Le labyrinthe
Après l’échec de la bataille des Flandres, l’armée allemande a renforcé ses positions pour verrouiller le front de l’ouest : dans la région de Lens, les collines et les villages de Carency, de Souchez et de Neuville-Saint-Vaast sont fortifiés. Un vaste réseau de tranchées et de souterrains assortis de blockhaus, postes de mitrailleuses et de canons occupe les plaines. Engagée dès le 09 mai 1915, la conquête de cet ouvrage baptisé « le labyrinthe » par les soldats alliés se révèle lente, laborieuse et d’une extrême violence.


Les fortifications du Labyrinthe sous l’occupation allemande-1914/1915

Le 19 juin, le labyrinthe est en partie conquis au prix de lourdes pertes qui pour le 25e RI s’élèvent à 1300 hommes environ.
L’historique du régiment traduit l’horreur de ces combats : « Roclincourt – Labyrinthe ! Ces deux mots tragiques évoquent aux yeux des vieux combattants le souvenir de l’immense charnier, des odeurs épouvantables, des parapets de cadavres, des mines engloutissant des sections entières ! ».
Le 24 juillet le régiment est relevé par le 107e RI.

Soldats français
A-Sable 06.jpg
Soldats français dans les rues de Neuville-St-Vaast (Pas-de-Calais) en 1915,
Recueil de campagne du Général Mangin / Bibliothèque nationale de France
Un poste français à Carency (Pas-de-Calais) - 1914/1915

Argonne: bois de la Gruerie (commune de Vienne-le-Château)


Bataille d'Argonne Bataille d'Argonne


Après l’échec et la retraite allemande de la bataille de la Marne, la guerre de mouvement est stoppée et le front s’immobilise. Situé dans les forêts d’Argonne et sur la ligne de front, le bois de la Gruerie, rebaptisé « bois de la tuerie » par les Poilus est l’objet d’âpres combats de 1914 à 1918 : il est un point stratégique qui domine la route et la voie ferrée menant à Verdun.

Tranchée à la Gruerie
Le 13 août, le 25e RI y relève la 15e DI[1] coloniale.

Ils ont pour mission d’améliorer les constructions d’abris, de perfectionner et de multiplier les pare-éclats (obus) sur les boyaux profonds.
Les 11 et 14 septembre, le poste d’écoute du 25e RI signale la présence de soldats allemands creusant des galeries non loin des leurs : une parallèle à la sape 12 et l’autre au-dessous de la sape 16 à environ 7 mètres de distance.
Sapeurs et pionniers préparent des chambres de mines[2] destinées à recevoir de la dynamite et des camouflets[3]. « A 5h30, on a fait sauter la mine n°16, l’effet attendu a été produit, tranchée allemande bouleversée, sape de mine allemande probablement détruite (…) A 9h15, le camouflet de la sape 12 a sauté, un arbre a été renversé sur la tranchée en face de l’ouverture de la sape, le parados à sacs de terre s’est effondré dans la tranchée, un bloc de terre projeté sur la tranchée de soutien a démoli le parapet sur 2 mètres » (extrait du JMO[4], 15 septembre).


La guerre des mines


Construction d'une SAPE

Le 14 octobre le JMO traduit l’importance de cette guerre des mines dans le bois de la Gruerie : « A 20h, mise de feu à une mine en C[5], l’étendue de fumée dégagée a prouvé que l’effet avait été considérable, on a pu se rendre compte que la tranchée allemande avait été bouleversée sur une douzaine de mètres de longueur. L’effet de surprise chez les Allemands a été complet, on a vu quelques ennemis s’enfuir et on a tiré dessus. Les allemands se sont assez vite ressaisis et de suite, une violente fusillade accompagnée de coups de pétards[6] a éclaté. Beaucoup de bombes sont tombées dans nos tranchées. Notre artillerie et nos canons de tranchée ont répondu ».

Ce même jour, le 25e RI est relevé par les 136e et 19e divisions.

Sur un front de seulement 15 km, les combats dans les forêts d’Argonne coûteront la vie à 140.000 de nos soldats soit 10% des pertes françaises de la Grande-Guerre. 
Bois de la Gruerie

Soldat de 1ère classe, le 12 mars 1916, Antoine Sablé rejoint dans l’Aisne, le 8e RI.

Année 1916

Le Chemin-des-Dames (Aisne)


Le Chemin-des-Dames Le Chemin-des-Dames

En septembre 1914, les Allemands poursuivent leur progression sur Paris mais sous la pression des troupes alliées se replient et s’arrêtent sur les crêtes du Chemin des Dames. Du 12 au 30 septembre commence la première bataille du Chemin des Dames qui voit les allemands résister. Un face à face interminable et meurtrier s’installe : c’est dans ce contexte de guerre de positions que le 8e RI tient le sous-secteur de Paissy. Du 12 avril au 16 juillet 1916, les pertes du régiment s'élèvent à 28 morts et 9 disparus.
Après trois années de combats, le nouveau commandant en chef de l’armée française, le Général Robert Nivelle promet une victoire décisive sur le front ouest et lance en avril 1917, la deuxième bataille du Chemin des Dames au cours de laquelle Louis TROCHEL[7] sera tué.
Fin août, le régiment rejoint le front de la Somme.


La Somme

Double objectif : percer le front ennemi et forcer les allemands à desserrer leur étreinte autour de Verdun.

Du 6 septembre au 5 octobre, le 8e régiment participe aux combats alliés (essentiellement troupes françaises et britanniques) pour reprendre Combles et Sailly-Saillisel, points stratégiques et centre de la résistance allemande. Il mène une lutte incessante et s’empare successivement du bois d’Anderlu, des tranchées de l’hôpital et du Trentin, de la ferme le Priez à l’est de Combles, des tranchées de Morval et de Prilep aux abords de Sailly-Saillisel.

Bataille de La Somme Bataille de La Somme

Le 13 septembre, le régiment prend possession de la tranchée de l’Hôpital : « Le combat a été sanglant. Une soixantaine de prisonniers et plusieurs mitrailleuses tombent entre nos mains. La tranchée de l’Hôpital est pleine de cadavres » (extrait du JMO).

Le bois d’Anderlu
Un bataillon traverse le bois d’Anderlu haché par les obus (secteur de Combles) - 1916
Le Miroir—Bibliothèque nationale de France
La bataille de la Somme marque l’affrontement le plus sanglant de la 1ère Guerre Mondiale avec 1,2 millions de morts, blessés et disparus entre juillet et novembre 1916 (contre 750.000 pour celle de Verdun). Ayant sous-estimé la solidité des défenses allemandes, pendant ces 5 mois de luttes acharnées, les alliés n’avanceront que de quelques kilomètres. 
Le secteur de Combles



Les pertes du régiment s’élèvent à 219 morts, 102 disparus et 860 blessés.
Le 21 octobre le régiment obtient avec sa deuxième citation (première citation lors de la bataille de Verdun) à l’ordre de l’armée, le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre.



Le secteur de Combles complètement dévasté. Cliché pris le 24/09/1916.
Au loin, le village de Combles sous les obus.
Le Miroir - Bibliothèque nationale de France

Année 1917

Beauséjour (Champagne)


Beauséjour Beauséjour

Pendant toute la guerre, ce hameau dominé par un fortin aménagé dès le mois de septembre 1914 par les Allemands qui établissent sur le front de leur IIIe armée une solide position d’arrêt, est l'objet de combats meurtriers.

Fortin de Beauséjour

Le 07 janvier, le régiment monte en ligne dans le sous-secteur de Beauséjour où il relève la 51e DI. Des bombardements intenses et réciproques des deux artilleries se déclenchent à la mi-février.
Des combats sont très violents, les troupes allemandes utilisent des gaz asphyxiants et des lance-flammes.
Le 19 février : « bombardement toujours très violent, le temps est froid et humide, le dégel est complet. Les unités de première ligne, qui ont déjà beaucoup à souffrir du bombardement sont dans des conditions matérielles les plus pénibles. La boue rend la circulation dans les tranchées et boyaux extrêmement difficile » (extrait du JMO)

Une terrible vague de froid s’abat sur la France du 20 janvier au 15 février (-15°C à Paris). Pour des milliers d’hommes regroupés dans les tranchées, l’hiver 1917 sera le plus difficile. 


Offensive de l’Aisne (Champagne) - Attaque de Craonne


Le 8e RI est relevé par le 108e RI le 26 février.
En à peine 15 jours, les pertes s’élèvent à 54 morts, 147 disparus et 151 blessés.

Attaque de Craonne Attaque de Craonne


Secteur de Chevreux


Le régiment, appuyé par les 208e et 233e RI, monte en ligne le 8 avril pour s’emparer d’un secteur fortifié où les batteries de mitrailleuses sont protégées dans des ouvrages bétonnés : le bastion du bois de Chevreux. L’attaque est déclenchée le 16 mais la progression des soldats alliés est stoppée net par les mitrailleuses ennemies.
« Aucun tir ne parvient à démolir ces mitrailleuses pas plus qu’aucun barrage ne parvient à les museler. Placées dans des abris à l’épreuve et très difficile à atteindre par leur situation (…) elles s’échappent à nos tirs de destruction » (extrait du JMO du 16 avril).
Cette journée s’avère particulièrement destructrice pour le 8e RI: plus de 850 morts, blessés et disparus.

Le bois de Chevreux


Antoine SABLÉ y est blessé par balle à l’épaule gauche et ne rejoint son régiment que le 21 mai.
Après plusieurs jours de bombardements intenses, le 19 avril, le 8e RI épuisé et meurtri est relevé par le 46e bataillon de chasseurs à pied.
Le bastion de Chevreux ne sera finalement repris à l’ennemi que le 24 mai lors d’une nouvelle attaque française.

Le régiment obtient sa troisième citation à l’ordre de l’armée.



Offensive des Flandres (Belgique)


Offensive des Flandres

Le 8e régiment rejoint les Flandres le 8 juillet et tient le sous-secteur d’Het-Sas sur le canal de l’Yser. Le 16 août à 4h45, il lance une attaque dans la région marécageuse de Steenbeck, s’empare de deux blockhaus et de la ferme de Champaubert à Langemarck où Antoine est une seconde fois blessé par éclats d’obus à l’oreille droite. Il est transféré dans un hôpital militaire et rejoint le front le 19 septembre.
En liaison avec l’armée britannique, le 9 octobre après avoir franchi le Broenbeck, le 8e RI s’empare des hameaux de Mangelaere et de Veldhoek et s’installe sur le plateau de Mangelaere où il réussit à conserver ses positions malgré les contre-attaques ennemies. Il s’y maintiendra jusqu’au mois de décembre.
A la suite de ses brillants exploits dans les Flandres et notamment lors des journées du 16 août et 9 octobre, le régiment obtient ses quatrièmes et cinquièmes citations à l’ordre de l’armée et le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.
Les pertes du régiment s’élèvent à 183 morts, 5 disparus et 608 blessés.

Année 1918

Le 8e RI quitte la Belgique pour les environs de Soissons puis de Berry-au-Bac jusqu’à fin mars où il est employé à différents travaux.
Le 10 avril 1918, Antoine passe dans la réserve de l’armée active mais participe toujours activement aux combats.
Le 25 mai, l’Allemagne porte une terrible offensive entre Reims et Soissons depuis le Chemin des Dames : cette attaque marque le début de la seconde bataille de la Marne.

Seconde bataille de la Marne et capitulation de l’Allemagne


Seconde bataille de la Marne et capitulation de l’Allemagne

L’offensive allemande oblige le régiment à se replier sur le secteur de Courtieux (Oise).
Antoine y sera blessé pour la 3ème fois par éclats de bombe au genou gauche, épaule gauche et pied droit. Il ne réintègre son régiment que fin août. Pendant sa convalescence et face à la progression ennemie, le Général Foch lance une contre-offensive le 18 juillet. Cette opération est un succès et les troupes allemandes commencent à se replier lorsqu’Antoine Sablé réintègre son régiment. Le 12 septembre, le 8e RI rejoint le Territoire de Belfort en train, arrive dans les Vosges début novembre, en Meurthe et Moselle le 10 du même mois, traverse la région de Nancy pour arriver en Lorraine, passe les frontières de l’Allemagne le 24 novembre et franchit le Rhin entre Mayence et Wiesbaden le 14 décembre.


Mayence fin 1918
« Au moment où vient de se réaliser le rêve de ma vie : passer triomphalement le Rhin allemand, comme nos glorieux ancêtres à la tête des troupes françaises victorieuses, je veux vous dire, mes camarades, combien l’émotion a serré mon cœur et voilé mes yeux. Cette impression vous l’avez tous ressentie ! A voir s’avancer, dans un défilé inoubliable, vos bataillons serrés, à voir flotter au vent au milieu de la masse impressionnante de nos baïonnettes, fanions, étendards et drapeaux, on sentait vibrer en plein territoire ennemi, l’âme même de la Patrie. Fantassins et Artilleurs, vous avez été magnifiques. Vous avez été dignes de la France et de la 2e Division. Je me glorifie d’avoir traversé Mayence à votre tête, et c’est à vous que je dois la plus grande fierté de mon coeur de soldat. Je vous dis : merci et bravo ! Vive la 2e Division ». Ordre du 14 décembre 1918 du général Mignot commandant de la 2e division[8], extrait du JMO p 45.

Le 27 février 1919, les soldats du 8e RI quitte la zone d’occupation allemande pour rentrer en France où ils sont employés à la récupération du matériel ennemi avant de rejoindre leurs garnisons respectives qu’ils avaient quittées cinq ans auparavant.

Antoine s’installe à Mordelles en juin 1936 dans la maison familiale situé au lieu-dit la Petite-Touche. Il y exerce le métier de marchand ambulant en biscuits et confiseries lorsqu’il est de nouveau mobilisé en 1939 avant d’être définitivement libéré des obligations militaires le 19 août 1940.

Antoine Sablé
Remise médaille de chevalier de la Légion d’honneur


Le Colonel de Montigny remet la médaille de chevalier de la Légion d’honneur à Antoine Sablé le 08 mai 1983 place de la mairie.


Dernier poilu de la section UNC de Mordelles :
Antoine SABLÉ restera très affecté par ces années de guerre et n’en parlera que très rarement.
Il décède à Mordelles le 28 septembre 1990. Deux mois plus tard, lors de la commémoration de l’armistice de la Grande-Guerre, le drapeau de 14-18 est remis à M. le Maire, Guy Aufrère, conformément au souhait émis par les anciens combattants mordelais lors du décès du dernier des leurs.

drapeau de 14-18

Discours de Guy Aufrère lors de la cérémonie du 11 novembre 1990 : « Le dernier témoin de cette épopée[9] nous a quittés cette année et la cérémonie que nous venons de vivre referme le livre des souvenirs vivants de cette douloureuse époque. Le drapeau aujourd’hui déposé à la mairie en restera toutefois l’emblème afin que nul ici ne puisse oublier qu’il doit son confort présent à nos glorieux anciens. Que leur image reste à jamais présente dans notre commune et nous serve de guide pour assurer un avenir digne de leur exemple. La grande famille des anciens combattants est là pour s’en porter garante »


Citations et décorations


  • Citation du régiment à l’ordre de l’armée (Somme - 1916)


Citation du régiment à l’ordre de l’armée


  • Citation du régiment à l’ordre de l’armée (Chevreux - 1917)

"Régiment chargé d’une attaque dans un secteur particulièrement difficile. A réussi une première fois, le 11 avril 1917, à reconnaitre le bastion fortement défendu qu’il devait attaquer. Puis, le 16 avril, s’est élancé à l’attaque sous l’énergique impulsion de son chef, le lieutenant Roubert, a enlevé le premier objectif sous un feu violent de mitrailleuse et un tir de barrage intense de gros calibre. Malgré des pertes sensibles, surtout en officiers, s’est maintenu dans la position conquise pendant trois jours, sous un bombardement continu et violent, et a repoussé plusieurs contre-attaques sans perdre un pouce de terrain, jusqu’au moment où il a été relevé".


  • Citation du régiment à l’ordre de l’armée (Flandres-16 août 1917)

"Régiment d’élite qui vient d’affirmer à nouveau, dans les Flandres, sous l’impulsion du lieutenant-colonel Duffour, ses hautes qualités militaires. Le 16 août 1917, franchissant par surprise un cours d’eau marécageux[10] battu par les mitrailleuses allemandes, s’est élancé avec un superbe entrain, à l’assaut de solides organisations, où l’ennemi se maintenait malgré le bombardement. A su faire tomber par la manoeuvre, les points de résistance qui se révélaient, a conquis et gardé tous ses objectifs, capturant 7 canons, 9 mitrailleuses et de nombreux prisonniers".


  • Citation du régiment à l’ordre de l’armée (Flandres-09 octobre 1917)

"Magnifique régiment au glorieux passé, ardente unité de combat qui a participé joyeusement à l’offensive du 09 octobre 1917. Sous l’énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Duffour, a forcé, sous les feux de l’ennemi, le passage d’un cours d’eau[11] marécageux et conquis, avec un élan irrésistible et un admirable entrain, une zone de terrain de 2000 mètres de profondeur, capturant de nombreux prisonniers, 24 mitrailleuses, 5 canons de tranchées, 3 canons de campagne et un important matériel. S’est maintenu sur ses objectifs malgré deux violentes contre-attaques, et a organisé une nouvelle position dans un terrain détrempé par les pluies, sous les bombardements meurtriers, en liaison intime avec l’armée britannique dont il couvrait l’aile gauche".


Médailles et citation décernées à Antoine Sablé

  • Croix de guerre avec étoile de bronze avec citation individuelle
Croix de guerre


  • Médaille militaire, croix du combattant et médaille de chevalier de la Légion d’honneur


Médaille militaire
Croix du combattant
Médaille de chevalier de la Légion d’honneur

La médaille militaire est attribuée à ceux qui comptent 8 années de service, qui ont été cités à l’ordre de l’armée, qui ont été blessés en combattant, ou encore qui se sont signalés par un acte de courage ou de dévouement méritant récompense.

La croix du combattant a été créée en 1930 à l’intention des poilus de la Première Guerre mondiale.

La médaille de chevalier de la Légion d’honneur récompense « les mérites éminents » acquis au service de la Nation (ici à titre militaire).

Sources des photos et des textes

Photos : archives A.M. Nédellec, collection privée, Guide Michelin « champs de bataille, Artois », Bibliothèque nationale de France, Journaux des Marches et des Opérations, C. Pichon, collection UNC-AFN de Mordelles, A. Frohard, famille d’Antoine Sablé, commune de Mordelles, A. Thézé, M. Costo.

Notes et Références

  1. DI : division d’infanterie.
  2. Chambres de mines : fourneaux de mines.
  3. Camouflets : explosifs de faible puissance.
  4. JMO : Journaux des Marches et des Opérations.
  5. Mine en C : mine souterraine ou sape.
  6. Pétards : genre de grenades.
  7. Louis Trochel est un Mordelais d'adoption arrivé sur la commune en octobre 1907. Il s'est installé avec sa femme Nathalie DEPAIL près de la ferme du Pressoir. Il était jardinier chez M. ANGOT (notaire à Rennes) au domaine de la Perruche. Il est mort le 17 avril 1917 à Aubérive et figure sur le monument aux morts de la commune de Mordelles.
  8. 2e division : le 8e RI fait partie de la 4e brigade d’infanterie, 2e division d’infanterie, 1er corps d’Armée.
  9. Cette épopée : la Grande-Guerre.
  10. Cours d'eau marécageux : le Steenbeck.
  11. Un cours d'eau : le Broenbeck.