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Le château de La Villedubois : Différence entre versions

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(Au XIXe siècle)
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Jean Marie Protaire, décédé en 1829, a 11 enfants. Son fils aîné, Armand Paul Marie Ange, né en 1790, assure la fonction de maire de Mordelles de 1815 à 1830. Il est à noter qu’outre ses fonctions politiques (également membre du conseil général d’Ille-et-Vilaine), Armand de Farcy est le dernier de sa famille à diriger les forges de Paimpont.<br>
 
Jean Marie Protaire, décédé en 1829, a 11 enfants. Son fils aîné, Armand Paul Marie Ange, né en 1790, assure la fonction de maire de Mordelles de 1815 à 1830. Il est à noter qu’outre ses fonctions politiques (également membre du conseil général d’Ille-et-Vilaine), Armand de Farcy est le dernier de sa famille à diriger les forges de Paimpont.<br>
 
Il a lui-même une nombreuse descendance : parmi ses 10 enfants, figure au 7e rang Paul Marie Emile, maire de Mordelles de 1874 à 1919.<br>
 
Il a lui-même une nombreuse descendance : parmi ses 10 enfants, figure au 7e rang Paul Marie Emile, maire de Mordelles de 1874 à 1919.<br>
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Un autre fils d’Armand à peine plus âgé que Paul Marie Emile et prénommé Louis Marie Auguste, marque, en tant que propriétaire de La Villedubois, profondément l’histoire du château dans les années 1850 à 1903. <br>
 
Un autre fils d’Armand à peine plus âgé que Paul Marie Emile et prénommé Louis Marie Auguste, marque, en tant que propriétaire de La Villedubois, profondément l’histoire du château dans les années 1850 à 1903. <br>
 
Nous sommes alors au XIXe siècle et un besoin de vivre mieux se fait ressentir. <br>
 
Nous sommes alors au XIXe siècle et un besoin de vivre mieux se fait ressentir. <br>

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Patrimoine culturel
Château de La Villedubois
Château de La Villedubois
Région Drapeau-breton.jpg Bretagne
Département Armoiries-35.jpg Ille-et-Vilaine
Commune Armoiries-mordelles.jpg Mordelles
Type Château
Période 1647 à 2020
Classé non
Inscrit
2007
2014
Références
Rédacteur(s) I. Birot
Archives Jacques de Farcy
Contact Email2.jpg




Le château de La Villedubois
Blasons.jpg

L’histoire du château de La Villedubois (ou château de La Ville-du-Bois, on trouve les deux écritures selon les époques) est étroitement liée aux douze générations de la famille de Farcy qui s’y sont succédé et qui ont entretenu l’ensemble de la propriété pendant 373 ans. Parmi celles-ci, trois générations y vivent encore actuellement et contribuent toujours à sa notoriété. L’histoire du château est aussi liée à sa situation géographique. En effet, si au fil des années le château est demeuré intact ainsi que les archives le concernant, c’est également grâce aux Mordelais qui ont toujours su l’apprécier et le protéger, notamment pendant la Révolution française.


La famille de Farcy

Famille de Farcy
D'origine lavalloise, la famille de Farcy apparaît à Mordelles le 20 août 1647 avec l’acquisition du château de la Villedubois.

Son blason est "d’or, fretté d’azur à 3 branches et au chef de gueules".
Voici quelques éléments pour mieux lire et comprendre cette description.
Les 3 couleurs représentées ont un nom en héraldique[1] : or pour jaune, azur pour bleu et gueules pour rouge.
Ensuite, cet écu a une partie formée de baguettes entrecroisées de couleur bleue.
Enfin, son chef, c'est-à-dire sa partie haute, est rouge.

Liste des propriétaires du château de 1647 à 2020.

Période Nom du propriétaire
1647 - 1682 Jacques
1682 - 1718 Jean
1718 - 1768 Jean Charles Michel
1768 - 1796 Charles Joseph Anne
1796 - 1829 Jean Marie Protaire
1829 - 1850 Armand Paul Marie Ange
1850 - 1903 Louis Marie Auguste
1903 - 1912 Henri Marie Joseph Alfred
1912 - 1948 Olivier Marie
1948 - 2005 Jean Olivier Marie François
2005 - Jacques Hannibal Paul Olivier

Au XVIIe siècle

Jacques de Farcy

En 1647, Jacques Annibal de Farcy achète avec son épouse Catherine de Gennes le domaine de La Villedubois. Jacques est l’un des 7 fils d’Annibal de Farcy (1575-1650), huguenot calviniste, procureur des finances du comté de Laval.
C’est également un militaire. Sous le règne de Louis XIII, il guerroie pendant 10 ans avec 3 de ses frères au Nord de l’Europe.

Catherine de Gennes

Lorsqu’il aspire enfin à s’installer, il choisit Mordelles et La Villedubois. Choix délibéré ou hasard ? Cela reste un mystère.
Toujours est-il que 6 ans plus tard, il achète avec ses mêmes frères les forges de Bressilien[2] appartenant à la duchesse de la Trémouille. Sa demeure est ainsi idéalement située entre le parlement de Rennes et les forges de Brocéliande.
Militaire, puis parlementaire[3], il ajoute ainsi une troisième corde à son arc : celle de maître des forges.
Jacques de Farcy décède en 1682, laissant 4 enfants (Michel, Jean, René et Françoise). La succession est ainsi assurée et la famille de Farcy continue à faire vivre le domaine.

On ne peut pas évoquer l’histoire de cette famille sans parler des périodes difficiles qu’elle doit traverser en raison de son appartenance à la religion protestante. En effet, à la fin du XVIIe siècle, la révocation de l’Edit de Nantes implique qu’il faut soit abjurer, soit partir. Cette position prise par Louis XIV en 1685 entraîne l’émigration de bon nombre des membres de la famille de Farcy vers des pays protestants tels que les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les Etats-Unis. Certains ne sont d’ailleurs jamais revenus en France. C’est à cette période que la chapelle du château, boudée pendant près de 50 ans, est restaurée par la famille de Farcy convertie au catholicisme.

Au XVIIIe siècle

Jean Charles Michel

Au XVIIIe siècle, parmi les propriétaires du château, Jean Charles Michel, capitaine au régiment de Royal-cavalerie et vivant sous le règne de Louis XV, rappelle son existence au travers d’un portrait sur le mur de la grande salle.

Un cadran solaire en
Jean Marie Protaire
ardoise aux armes accolées des Farcy et Taillard[4] fut également visible pendant quelques années dans le jardin avant d’être détruit par le gel.

Venons-en maintenant à Jean Marie Protaire de Farcy, chevalier, né en 1763 et ayant la délicate tâche d’être propriétaire du château pendant la Révolution française.
Activement recherché par les « Bleus », il finit par tomber entre leurs mains alors que ceux-ci viennent au château pour l’arrêter. De caractère plutôt audacieux et mutin (son portrait en témoigne), il parvient à leur échapper laissant toutefois derrière lui sa femme Armande Marie Adélaïde de la Celle et ses enfants.
C’est notamment à cette période que les Mordelais vont démontrer tout leur attachement à cette propriété, la protégeant, elle et sa famille, contre toute éventuelle tentative de vol et détérioration. Le château vivra ainsi cette époque sans une égratignure.

Au XIXe siècle

Armand Paul Marie Ange

Jean Marie Protaire, décédé en 1829, a 11 enfants. Son fils aîné, Armand Paul Marie Ange, né en 1790, assure la fonction de maire de Mordelles de 1815 à 1830. Il est à noter qu’outre ses fonctions politiques (également membre du conseil général d’Ille-et-Vilaine), Armand de Farcy est le dernier de sa famille à diriger les forges de Paimpont.
Il a lui-même une nombreuse descendance : parmi ses 10 enfants, figure au 7e rang Paul Marie Emile, maire de Mordelles de 1874 à 1919.

Louis Marie Auguste

Un autre fils d’Armand à peine plus âgé que Paul Marie Emile et prénommé Louis Marie Auguste, marque, en tant que propriétaire de La Villedubois, profondément l’histoire du château dans les années 1850 à 1903.
Nous sommes alors au XIXe siècle et un besoin de vivre mieux se fait ressentir.
Les forges de Paimpont sont vendues (en 1841) et ont rapporté de l’argent qui peut être mis à profit pour transformer le domaine.
A l’origine en forme de U, le bâtiment prend plutôt la forme d’un L pour ouvrir l’espace à un vrai parc à l’anglaise sur une douzaine d’hectares.
La partie habitation est séparée de la partie agricole. L’entrée ne se fait plus par le nord mais par le sud grâce à une nouvelle avenue de chênes. La façade sud du château devient la façade principale.

De nos jours

Aujourd’hui, trois générations vivent au château : le comte Jacques de Farcy et la comtesse, leur fille Emilia et son époux Allard ainsi que leurs deux petits-enfants.
Depuis 3 ans, Emilia, avec l’aide de son père, œuvre pour restaurer et transformer le château en une majestueuse et confortable maison d’hôtes.

Le château de La Villedubois

Situé sur la route de l'Hermitage (D287), au nord de Mordelles, il est accessible via une belle avenue de chênes. Il est inscrit au titre des monuments historiques en 2014 (lien avec l’article du wiki sur les châteaux et manoirs).

→ Epoque antérieure à la seconde moitié du XIXe siècle. (les parties en italique qui suivent sont issues du site internet de la maison d’hôtes. Il y sera fait référence dans le wiki.) On pense que le château de la Villedubois a remplacé une antique villa gallo-romaine. Cependant le document historique le plus ancien contenant une mention authentique de la Villedubois remonte au début des années 1400. A cette époque, et pendant plus de deux siècles, l’entrée se faisait par la façade Nord, après avoir franchi un pont-levis enjambant une douve, et traversé la basse-cour pour arriver dans la haute cour, en forme de U, commençant au niveau de la chapelle. Le potager quant à lui se situait en face de la façade Sud du château.

→ De la seconde moitié du XIXe siècle au XXIe siècle. C’est dans la seconde moitié du XIXe siècle que Louis, comte de Farcy, entreprit un vaste programme de travaux pour en modifier la disposition : • en supprimant la basse-cour pour la remplacer par de nouveaux bâtiments à l’Est du château • en supprimant le potager pour le remplacer par un nouveau potager clos de murs à l’Ouest du château • en créant une nouvelle avenue de chênes conduisant à la façade Sud du château, en en faisant donc la façade principale • en créant un parc à l’anglaise sur une douzaine d’hectares • en réaménageant une partie de l’intérieur du château (les plans initiaux montrant une maison d’habitation sur un seul niveau) Au tout début du XXe siècle fut construite la bibliothèque dans une tour carrée à l’Est du château. Alors qu’il existait une chapelle à La Villedubois dès le milieu du XVIe siècle, la chapelle actuelle fut vraisemblablement reconstruite après 1622 mais avant l’arrivée de la famille de Farcy. En effet, ceux-ci étant huguenots ne l’utilisaient pas, mais ils la restaurèrent à la fin du XVIIe siècle après s’être convertis au catholicisme. En revanche, ils avaient fait construire un oratoire qui existe toujours, même si sa destination a changé. Le pigeonnier, avec ses boulins en torchis conçus pour y nicher chacun un couple de pigeons, atteste du caractère féodal du domaine.

Presque entièrement revu au cours du XIXème siècle, le parc fait l’objet d’une inscription aux monuments historiques de par son arrangement vaste et varié. Ses arbres vieux de plusieurs centaines d’années pour certains, offrent une scène magique lorsque l’on ouvre ses rideaux le matin. .

→ En 2020. La maison d’habitation mesure 50 mètres de long et abrite de nombreuses pièces sur 2 niveaux. Emilia et Jacques de Farcy ont entrepris la rénovation de la plupart d’entre elles. Certaines sont refaites à l’identique telle que la « salle basse » et l’ancien oratoire datant tous deux du milieu du XVIIe siècle. Ce dernier est doté d’une voûte en chêne remarquable. Un bel escalier du XIXe siècle conduit à l’étage où plusieurs pièces ont été regroupées et transformées en cinq chambres en vue de recevoir des hôtes. Elles portent chacune des noms liés à l’histoire du château (le Parlement de Bretagne, la Gouvernante, la Huguenote, Annibal, le Maître de Brocéliande). Dans la cuisine pensée pour être ouverte aux hôtes, figure le mur de l’histoire : plusieurs photos judicieusement choisies ravivent la mémoire de certains membres de la famille vivant dans les années 1900 et n’ayant pas leur portrait affiché par ailleurs. La bibliothèque construite en 1904 par l’architecte Couäsnon est particulièrement imposante. Toute en bois, elle contient près de 4000 volumes dont certains portent la griffe de la famille : un double F. On y devine l’épaisseur de certains des murs de cette maison à savoir 1m à 1m50 !

→ Conclusion. Le domaine de La Villedubois n’est pas seulement l’un des cinq châteaux de la commune de Mordelles. C’est un lieu que les Mordelais affectionnent tout particulièrement car beaucoup ont des aïeux qui y ont vécu et travaillé. Certains de leurs ancêtres y ont même rencontré l’âme sœur pour ne citer que Marie-Thérèse et Joseph Giboire. Pour exploiter et entretenir son domaine, la famille de Farcy a employé une main d’œuvre locale avec laquelle elle a entretenu des liens particuliers au fil des années et jusqu’en 2020. Plusieurs photos témoignent de cette période où les domestiques étaient fort nombreux. Sur l’une d’entre elles, on peut apercevoir le jardinier Pierre Martinais, l’inventeur du « Triomphe de Farcy », une variété précoce de haricot nain, sans fil, toujours cultivée et commercialisée de nos jours. La famille de Farcy s’est donné comme objectif de continuer à faire vivre cette belle demeure en la transformant en maison d’hôtes, une ouverture de notre patrimoine mordelais vers un public qui saura très vraisemblablement apprécier.

Photos et portraits de famille

Remerciements : tout particulièrement au Comte Jacques de Farcy et à sa fille Emilia qui nous ont ouvert les portes de leur propriété privée et nous ont relaté l'histoire de leur famille avec beaucoup de passion et d'enthousiasme.

Source des photos et textes

Site internet chateaudelavilledubois.com, Jacques et Emilia de Farcy, Source gallica.bnf.fr/BnF (ressources généalogiques/Paul de Farcy), R. Birot (photos en couleur).

Notes et références

  1. Héraldique : vocabulaire précis décrivant un blason.
  2. Les forges de Bressilien : les forges de Paimpont.
  3. Jacques Annibal de Farcy fut Président à mortier au parlement de Bretagne.
  4. Jean Charles Michel épouse en 1725, en secondes noces, demoiselle Louise Auréanne Taillard.